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Présentation

Histoire 

L’Histoire du jeu de boule est visible à travers les interdictions qui le frappe à intervalles réguliers, la première connue sous Philippe V en 1319, puis en 1629 sous Louis XIII jusqu’à la Révolution Française. Il semblerait que le jeu de boule fut une dernière fois interdit à Paris par le baron Haussmann lors des grands travaux qui engendrent des terrassements de longues durées, des flaques et autres points d’eau croupissantes favorisants les maladies notamment le Paludisme. Des ouvriers viennent de province avec leurs jeux, galets, quilles et boules qu’ils utilisent contre les forces de l’ordre pendant les émeutes dues à l’expulsion des habitants de 20.000 maisons. Les Parisiens, dont on connait le caractère frondeur, se réfugient pour jouer aux boules dans les cales des très nombreuses berges et péniches stationnées sur la Seine pour approvisionner en matériaux la construction de 40.000 immeubles. L’interdiction est levée fin 1869 ; elle a donné naissance au jeu de berge pratiqué au fond des cales sur un sol sablonneux.

Dès 1875, les nobles et la bourgeoisie s’emparent du nouveau jeu aux jardins de bagatelle dans le bois de Boulogne et dans le bois de Vincennes, avec la création en 1887 d’un club, l’amicale bouliste Charenton Saint Maurice, qui comptera jusqu’à 9 jeux de berges entre son emplacement actuel et l’avenue de Gravelle.

Du fait de la spécificité du terrain sur lequel elle est pratiqué, la boule parisienne fut, en 1900, année de l'Exposition Universelle et des Jeux Olympiques de Paris, l'objet d'un des multiples « concours internationaux d'exercices physiques et de sports » disputés en cette occasion.

Notre club adopte la forme associative promulguée le 1er juillet 1901 par le gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau.

Le jeu de berges a récemment intégré l'AEJST (Association Européenne des Jeux et Sports Traditionnels), organisation accréditée auprès du Comité du « Patrimoine Culturel Immatériel » de l'UNESCO. 

Matériel

La boule parisienne se pratique sur un long terrain, de 28 à 32 m de long sur 3,75 à 4 m de large (en comparaison, la pétanque fait usage d'un terrain de 6 à 10 m de long, la boule lyonnaise de 12 à 17 m). Sur sa plus grande longueur, les bords sont légèrement incurvés, de façon similaire à d'autres jeux comme la boule de fort ; ces bords sont appelés les « berges ». À chaque extrémité, le terrain s'étrécit pour former une sorte de trapèze, bordé par des planches en bois.

Chaque joueur, quelle que soit la taille de son équipe, utilise trois boules en bronze (ou alliage bronze-alluminium) de 9 à 10 cm de diamètre et pesant entre 950 et 1 150 g. Le cochonnet (ou « but ») est en acier et mesure entre 4,4 et 4,6 cm.

Règle 

Une partie de boule parisienne se joue entre deux équipes de un à quatre joueurs. Le but de chaque équipe est de placer ses boules le plus près possible du but. Les boules doivent impérativement être roulées, jamais lancées. Il est possible de faire rouler une boule directement, mais également indirectement en l'envoyant vers les bords du terrain : les bords incurvés de chaque côté font revenir les boules vers le centre.

Une manche, appelée « mène », débute par le lancer du but, qui doit s'arrêter dans une zone comprise entre le milieu et les deux-tiers du terrain. Les joueurs lancent leurs boules depuis le premier tiers du terrain ; une boule lancée doit impérativement s'arrêter à moins d'un mètre du but, sans quoi elle est définitivement retirée de la manche. À leur tour, les joueurs peuvent soit tenter de s'approcher du but (« pointage »), soit tenter de déplacer une boule ou le but (« tir »). Dans ce cas, l'objet visé doit être annoncé avant le tir.

Après le lancer du but, les équipes alternent tant qu'une boule n'est pas placée à moins d'un mètre de celui-ci. Ensuite, une équipe joue tant que l'équipe adverse possède l'avantage, c'est-à-dire qu'une de ses boules est située plus près du but que celles de son adversaire. Ce procédé se poursuit jusqu'à épuisement des boules.

À la fin de la partie, l'équipe qui possède l'avantage marque autant de points qu'elle possède de boules mieux placées. Après chaque mène, on inverse le sens de jeu sur le terrain. Une partie se joue en 15 points (21 points pour les phases finales des compétitions).